Jean Salmon Macrin (1490-1557), valet de chambre du Roi, fut aussi un proche du cercle humaniste lyonnais (François Rabelais, Etienne Dolet, Maurice Scève). Couronné en 1535 du titre d’ « Horace français », il composa plusieurs de recueils poétiques dans lesquels il exprime sa foi en Dieu et son plaisir né des petites joies de la vie quotidienne en famille en un style et une métrique nettement inspirés du poète de Venouse.

            Dans cette ode, il console l’humaniste Nicolas Bérauld de la mort de sa petite Marie.

 

 

 

 

 

                                                        Ad Nicolaum Beraldum,

                                               de morte Mariae quadrimae eius filiae

 

 

 

 

Quid noctes, miser, eiulas diesque et

Nil convicia profutura fundens

Irato Lachesin lacessis ore,

Quod natam illa tibi abstulit quadrimam,

Argutam, docilem venustulamque,

Et quam praesidium subinde firmum

Sperabas senio tuo futuram ?

An hoc laedere, an hoc vocas nocere,

Pro terris Mariae didisse caelum?

Quin gaudes potius, Beralde, cum quam

Mortalem genuisse credidisti,

Tam factam videas repente divam?

 

 

 

H. Goltzius, Quis evadet ? (1594)